Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 19:55

 

Je vous annonce que le blog va changer d'adresse.

Dorénavant, il sera hébergé sur wordpress

 

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Le Chat Noir Emeutier

Par LCNE25 - Publié dans : Actus
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 19:49
Le 9 mars, la prison pour sans-papiers du Canet à Marseille est hors service suite à un incendie. C'est le lieu, appelé Centre de Rétention Administrative, où l'État enferme des gens (uniquement parce qu'ils n'ont pas de papiers) raflés lors de contrôle d'identité en attendant de s'organiser pour les expulser sous trente jours. Des retenus ont mis le feu à des matelas dans deux bâtiments différents. Les retenus, intoxiqués par les fumées, ont été emmenés à l'hôpital. L'un d'entre eux en a profité pour se faire la belle.

 

«On a été soignés, rapidement, légèrement, ce qui est normal aux yeux de l'État français parce qu'on est sans papiers. Aucun droit. On a passé toute une soirée dans une cour, à l’air, jusqu’à 23h, et puis on a été conduits dans une petite salle de 12m2. On était 36 personnes. Entre 23h30 et minuit, ils nous ont conduits au centre de rétention de Nîmes. Pire que des animaux, on est restés dans une salle jusqu’au petit matin.»

 

Très peu ont été libérés contrairement à ce qui se passe d'habitude lors de transferts collectifs suite à des incidents. Le message est clair : la volonté du pouvoir d'étouffer tout espoir de libération par des actes de révoltes qui sont quotidiens. De l'Australie à l'Italie, de la Lybie à la Belgique : évasions collectives, départs de feu, grèves de la faim, mutineries… Alors, la vengeance de l'État ne se fait pas attendre : on pense à ceux de Vincennes (jusqu'à 3 ans ferme), ou de Bordeaux (jusqu'à 5 ans).

 

Six des retenus du Canet sont actuellement en détention provisoire à la prison des Baumettes, soupçonnés d'avoir mis le feu. Une instruction est en cours. D'une prison à une autre, de la «rétention» à la «détention», il n'y a qu'un pas, souvent franchi lorsque l'on s'oppose à son expulsion, que l'on donne une fausse identité, qu'on ne se laisse pas faire.

 

Dès le lendemain de l'incendie, un rassemblement spontané devant le commissariat est venu manifester son soutien avec les sans-papiers placés en garde à vue avant leur inculpation. Un collectif décide alors de s'organiser pour exprimer sa solidarité avec ce geste de révolte qui n'est pas un acte de désespoir mais bien au contraire un acte de résistance contre l'enfermement. Qu'ils soient coupables ou innocents, peu importe, il s'agit de soutenir ceux que l'État a choisi pour se venger de ce coup porté à la machine à expulser : le centre de rétention du Canet est fermé jusqu'à nouvel ordre.

 

Un centre de rétention en moins, c'est concrètement une diminution des rafles et des expulsions. Les centres de rétention sont un rouage de la machine à expulser, outil des politiques migratoires. Par ce dispositif de gestion des populations, l'État cherche à fragiliser une main-d'œuvre immigrée forcée de se cacher dans la peur quotidienne du contrôle et de l'expulsion, et surtout d'accepter n'importe quel boulot payé des miettes et n'importe quel logement pourri hors de prix. L'État crée ainsi une catégorie de travailleurs avec droits au rabais ou sans droit pour le plus grand profit des patrons et ainsi fout la pression sur les autres travailleurs. Par la mise en concurrence des travailleurs légaux et illégaux, c'est l'ensemble des salaires et des conditions de travail qui sont précarisés. Cette stratégie économique est légitimée par une idéologie raciste et post-coloniale qui construit l'image de l'immigré comme ennemi intérieur responsable du chômage et de l'insécurité, créant ainsi un climat de haine, la guerre de tous contre tous : diviser pour mieux régner.

 

Dans ce monde de soumission et de résignation, où l'État impose sa terreur à coups de contrôles, de flics, de juges, de prisons, lorsque des individus, du fond de leur trou, passent à l'offensive en détruisant une prison, ça nous touche parce que nous aussi nous sommes enfermés, contrôlés, jugés pour mieux être exploités. La destruction d'une prison, c'est un peu d'air et d'espoir, comme un écho aux révoltes dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Lorsque le pouvoir approuve du bout des lèvres ces révoltes, c'est pour ériger nos démocraties comme unique modèle, en oubliant qu'ici aussi, on exploite, on enferme, on tue, au nom de la liberté, celle des puissants, qui vivent sur notre dos, qui nous volent jusque nos vies pour s'enrichir.

 

Voilà pourquoi nous nous réjouissons quand une prison brûle. Voilà pourquoi nous nous réjouissons que partout dans les centres de rétention éclatent des révoltes. Les révoltés de Marseille ont brûlé leur prison de l’intérieur, poursuivons la lutte à l’extérieur. Organisons-nous pour soutenir les six inculpés. Rendez-vous le jeudi à 18h à la Crysalide (14, rue Benedite, entre la Friche et le parc Longchamp).

 

Pour nous contacter.
Jeudi 31 mars 2011.



Source: Jura Libertaire, 1er avril 2011


Par LCNE25 - Publié dans : Sans frontières
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 11:55

Quelques autotocollants bisontins - fin mars 2011

 

 

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Par LCNE25 - Publié dans : Agit-Prop
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 10:43

 

Nouvelle grève du ramassage des poubelles dans les rues de Marseille

 

Les 139 salariés de deux sociétés privées ne collectent plus les ordures ménagères dans deux arrondissements du centre-ville de Marseille, les deuxième et troisième arrondissements, et dans une partie du premier, apprend-on jeudi de source syndicale. 

 

Réunis en intersyndicale CGT-CFDT-FO et CFTC, les salariés de Véolia Propreté et de Derichebourg-Polyurbaine ont cessé le travail lundi soir pour protester contre "le projet de la direction de revenir sur différents acquis sociaux, notamment le système de compensation des jours fériés et celui des chèques vacances".

A Marseille, ce nouveau conflit social fait craindre le retour d'un mouvement dur, tel que celui qui avait duré 14 jours en octobre 2010, à l'initiative des agents de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM). Près de 10.000 tonnes de déchets ménagers s'étaient entassés dans les rues de la cité phocéenne.

 

Leur presse - AP, 31 mars 2011

Par LCNE25 - Publié dans : Luttes sociales
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 10:32
La mort à petites doses prend son temps

En japonais, "fukushima" se traduit par "l’ile du bonheur", c’est aujourd’hui "le meilleur des mondes".

 

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Il n’y a pas que l’explosion des enceintes autour des réacteurs qui maintenant nous menace, mais aussi l’instabilité des "piscines à combustibles" qui contiennent plus de 100 tonnes de matériel nucléaire, notamment du MOX hautement toxique. Aujourd’hui ce sont plusieurs réacteurs nucléaires qui ont probablement commencé leur entrée en fusion. Aucune technologie ne peut interrompre ou atténuer sérieusement ce phénomène incontrôlable. La fusion du combustible, à une température proche de 2000°, va se transformer en lave et transpercer la cuve en acier puis traverser les fondations en béton avant de se refroidir un petit peu en profondeur. Ensuite, pendant plusieurs centaines d’années, l’endroit sera la source radioactive la plus active de la planète. De cette activité radioactive livrée à elle-même va se dégager en permanence des éléments radioactifs dans l’air au dessus des réacteurs qui auront fondu.

La forte radioactivité qui se répand dans l’environnement au Japon, entraînée par les vents des hautes altitudes, va inévitablement contaminer toute la planète pour une longue période dont on ne sait pas grand chose. Les particules radioactives vont se diluer dans les masses d’air, puis retomber progressivement. Quand il s’agit de longues périodes de contamination, la dilution ne veut plus dire diminution du risque. Les particules radioactives, bien que diluées dans la masse, ne perdent en aucun cas leur potentiel hautement radioactif, et ceci pour des dizaines, voire des centaines d’années. Le processus nucléaire en cours va durer, et des éléments radioactifs vont se répandre continuellement dans l’environnement, contaminant pour une longue période le monde entier, accumulant, jour après jour, faibles doses sur faibles doses… D’après la CRIIRAD, la pluie tombée du 27 au 28 mars a provoqué un dépôt au sol de 8,5 Bq/m2 d’iode 131. La contamination va se prolonger et probablement augmenter, et dans quinze jours on pourrait atteindre plusieurs centaines de Bq/m2, voir quelques milliers, et avec le temps parvenir à des niveaux comparables à la contamination du nuage de Tchernobyl. Les très faibles niveaux de contamination vont progressivement augmenter et s’additionner aux cours des jours, puis se concentrer dans les végétaux, les légumes, les céréales, et enfin s’accumuler dans les animaux, c’est à dire la viande, le lait, les œufs, les poissons… Petit à petit, ce sera toute notre nourriture qui sera quelque peu, mais de plus en plus contaminée.

La centralisation de l’énergie nucléaire aux mains de quelques milliardaires obsédés par le risque et le gain facile ne pouvait que dégénérer. Ces affairistes mafieux empoisonnent la vie des populations jusqu’à menacer les conditions même de leur survie. Les pouvoirs s’accaparent et manipulent les chiffres de la contamination pour protéger les intérêts des actionnaires et des financiers, mais l’imposture se fige dans leur réalité qui ne peut fonctionner qu’en exploitant et dénaturant la vie. Les cancers et les leucémies vont irrémédiablement se répandre et se multiplier. Le massacre de la nature même de la vie ne pourra plus durer très longtemps. Lorsque la barbarie des accapareurs de choses marchandes dissémine un peu partout la mort à petites doses, l’instinct de survie émerge de nulle-part, et la violence de la vie à réinventer ne peut que submerger la violence destructrice d’un monde en perdition.


Indymedia Lille, le 30 mars 2011  

 

Auteur : Lukas Stella

Par LCNE25 - Publié dans : Environnement
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 11:56

 

 

Le camp Rrom du pont de Bondy évacué

 

 

L’un des plus gros campements du 93, à cheval sur Noisy-le-Sec et Bobigny, a été démantelé hier matin.Une partie des 270 Roms est accueillie sur un autre terrain par la ville de Bobigny.

 

 

Bobigny (Seine-Saint-Denis), mardi. Plus de 150 CRS ont investi le camp au petit matin pour déloger les familles roms installées ici depuis près de deux ans.

 

 

La police avait déployé les grands moyens, hier matin, pour évacuer l’un des plus importants campements roms du département, situé le long du canal de l’Ourcq, à proximité du pont de Bondy. Le terrain est à cheval sur les communes de Bobigny et de Noisy-le-Sec. Dès 6 heures, plus de 150 fonctionnaires ont fait partir dans le calme près de 270 personnes, installées principalement dans des caravanes.

Implantés sur cette bande de terre depuis près de deux ans, les Roms savaient que leurs jours ici étaient comptés. Le 18 mars, ils ont été prévenus qu’un arrêté d’expulsion était pris à leur encontre. Tout est parti d’une série de plaintes déposées par ERDF. « La société a constaté des branchements illégaux, dont certains étaient réalisés sur le réseau du gaz, explique-t-on en préfecture. Compte tenu des risques de sinistres, dont le dernier est survenu le 14 mars dans un autre camp à Bondy, le préfet a décidé d’intervenir pour prévenir un risque imminent d’accident. » L’arrêté, pris en urgence, a été attaqué au tribunal administratif, mais le juge a confirmé la décision.

Sur place, un à un, les occupants sont partis, en caravane ou à pied, traînant leurs valises. Autour du camp, un impressionnant dispositif CRS ceinturait le site. « Même la brigade fluviale a été mobilisée en raison de la proximité du canal. Mais il n’y a pas eu d’accident », détaille un policier. Toute la matinée, sous le regard des forces de l’ordre, le service nettoyage de la ville de Bobigny et des fourrières se sont activés pour remettre le site en état. Les caravanes qui pouvaient rouler ont quitté les lieux, les autres abris ont été détruits. « Il y avait un vrai problème d’insalubrité, confie un policier. Lorsque les services de nettoyage ont évacué la montagne de détritus à l’entrée du camp, on a vu 5 ou 6 rats énormes détaler. »

La maire de Bobigny « indignée »

Diego, qui connaît très bien le camp et épaule la communauté, s’est rendu sur place dès qu’il a appris la nouvelle. « Ils ne faisaient de mal à personne. On les chasse comme des animaux sans se demander ce qu’ils vont devenir », se désole-t-il.

« Indignée » par cette évacuation, la maire de Bobigny, Catherine Peyge (PC), a aussitôt publié un communiqué dans lequel elle « condamne l’évacuation forcée des familles roms ». « Nous n’avons pas été avertis par la préfecture, alors que nous avions prêté ce terrain pour qu’elles puissent s’installer, regrette-t-on encore en mairie. Les services sociaux suivaient une trentaine de familles et leurs enfants étaient scolarisés. Nous accueillons celles-ci sur un autre terrain de la ville. » Quatre-vingt personnes ont ainsi pu s’installer sur une parcelle avenue de la République. La maire a également décidé hier soir d’ouvrir un gymnase pour la nuit. L’élue, qui dénonce « la politique sécuritaire et anti-immigration du gouvernement », réclame une nouvelle fois l’organisation d’une table ronde sur le problème des Roms.

 

 

Leur presse - Le Parisien, 30 mars 2011

Par LCNE25 - Publié dans : Répression, déportation
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 11:18

Syndicat de la Chimie, des Mines, des Energies et de l’Eau de Bretagne

 


La catastrophe qui s’abat sur le Japon, secousses sismiques, tsunamis, et ses conséquences est dramatique. Une nouvelle centrale nucléaire, au Japon cette fois-ci, menace. Pour autant les risques de l’énergie générée par le nucléaire et la gestion de ses déchets ne sont pas nouveaux. Les problèmes liés à l’enfouissement, au démantèlement des anciennes centrales et la prise en compte des salariéEs qui ont été exposés aux radiations ne sont toujours pas résolus … et ne le seront pas aujourd’hui, parce que le nucléaire, même si on veut en sortir, ne s’éteindra dangereusement pas de suite. Autant donc s’y prendre rapidement, stopper ce choix de production énergétique, éviter ses dangers et des soucis pour les générations futures


 


LOGIQUE DE PROFIT LOGIQUE DE MORT 


 


La CNT exige la sortie du nucléaire. Nous exprimons cette détermination en fonction des dangers sociaux et politiques que représente la filière nucléaire.


Danger social


L’industrie nucléaire dysfonctionne partout en France.


 


Ce n’est pas toujours dit, mais il y a des incidents et des accidents toutes les semaines (que ce soit sur les centrales, les centres de retraitement ou les installations militaires). Le risque d’accident majeur est possible. Ce risque n’est pas écarté par les progrès de l’industrie nucléaire. Il augmente au contraire avec la complexité croissante de techniques mises en oeuvre et avec la course à la productivité.
Ce risque augmente aussi avec le vieillissement des installations nucléaires déjà existantes, sachant qu’EDF envisage d’aller toujours plus loin dans le maintien de ces installations (durée de vie prévue au départ de 20 à 25 ans et rallongée à 40 ans pour des raisons uniquement d’ordre capitaliste, de profits) et continue la construction de l’EPR, centrale dite parfaite et idéale à risque zéro (un EPR supplémentaire est prévu à la construction à Penly (76)) ! 


Le problème des déchets radioactifs n’est toujours pas résolu, plus de 25 ans après le lancement du programme nucléaire civil en France. L’accumulation de ces déchets et le renvoi de leur gestion aux générations futures sont proprement irresponsable. A ce propos, signalons qu’une partie de nos déchets est expédiée dans d’autres pays comme la Russie : ce sont les travailleurs russes, entre autres, qui trinquent !
Les risques pour la santé liés à la pollution radioactive sont toujours présents et touchent notamment l’ensemble des travailleurs et des populations en contact avec l’industrie nucléaire, comme l’ont montré les divers incidents liés aux transports des déchets ou aux différents types de sites nucléaires : centrales, unités de stockage et de retraitement mais aussi mines d’uranium.
A propos de ces dernières, rappelons que si l’extraction de l’uranium nécessaire au fonctionnement des centrales ne se fait plus en France (ce qui discrédite l’argument « d’indépendance énergétique » !), il se fait dans les pays pauvres. Ainsi, ce sont 200 000 personnes à travers le monde qui meurent chaque année par contamination.
En ce qui concerne les salariés de la filière nucléaire en France, précisons que ce sont les intérimaires d’EDF qui sont particulièrement touchés. Les normes de sécurité et sanitaires, quand bien même seraient-elles suffisantes, ne sont pas systématiquement respectées, ce qui implique des travailleurs parfois irradiés, en tout cas jetables après 5 ou 6 ans de travail ! 


 


Danger politique


 


Projet d’essence étatique et technocratique, le nucléaire a été imposé sur la base du secret d’Etat et du mensonge délibéré, sans débat réel au niveau des populations concernées (et, en fait, de l’ensemble de l’humanité... au regard des conséquences planétaires de tout accident majeur).


Dans une société où la production vise moins les réels besoins des individus que la constitution de plus-value pour les riches, le mythe d’une énergie abondante et peu chère (mythe véhiculé par les nucléocrates) a occulté les questions essentielles sur les conséquences sociales et environnementales de l’emploi de cette énergie, faisant passer les besoins de l’industrie capitaliste avant toute autre considération. La décision de favoriser l’énergie nucléaire correspond ainsi à un mode de gestion autoritaire de la société (par le biais de l’Etat et de ses comparses capitalistes) à l’opposé d’un mode autogestionnaire de fonctionnement (tel que le défend la CNT). Imposer le nucléaire nous dépossède de nos moyens de décision un peu plus, confiant la « chose » à des « experts ». Nous, « simples » consommateurs et / ou travailleurs, n’avons pas notre mot à dire.


Il correspond aussi à un modèle économique où le développement à outrance de la production ne répond pas aux besoins et à la finalité de bien-être des individus, mais bien à la soif de profits d’une minorité de riches.


Enfin, et ce n’est pas le moindre des dangers, le maintien de la filière nucléaire favorise sa prolifération à des fins militaires. 


La sortie du nucléaire est possible aujourd’hui. Elle repose sur le recours, en phase transitoire, aux techniques de production énergétique les moins néfastes pour l’environnement et les individus (centrales au gaz et cogénération prioritaires). Elle doit favoriser le développement des énergies renouvelables et de toutes les possibilités d’économie d’énergie.


La sortie du nucléaire n’implique pas la mise au chômage des personnels. La retraite anticipée avec plein salaire et primes pour les personnels les plus exposés aux risques cancérigènes (cancers du poumon, du larynx, des os) ainsi que le maintien sur les sites (moyennant un suivi sanitaire permanent) de ceux et celles qui le désirent pour assurer à long terme les démantèlements, les réhabilitations et les rénovations dans les meilleures conditions. 


Pour le développement des énergies alternatives autonomes et/ou d’un service public sans nucléaire, parce que le nucléaire sera toujours anti-démocratique, totalitaire et hiérarchique, la CNT appelle toutes et tous à manifester sa désapprobation et à réfléchir à d’autres modes de consommation énergétique.


Au delà de la question de l’utilité sociale d’une telle technologie, il en va de même pour le développement des OGM, des nanotechnologies, des pesticides, technologies qui engraissent les prophètes de la croissance effrénée du capitalisme, au détriment des usagers et travailleurs que nous sommes tous et toutes.


Au-delà du nucléaire, rappelons les risques sanitaires quotidiennement rencontrés par les salariés et les usagers d’autres secteurs industriels, comme les secteurs du bâtiment et de l’industrie chimique, tel que l’amiante, la laine de verre, les peintures, colles, teintures, poussières et bien d’autres substances encore, qu’elles soient officiellement reconnues dangereuses ou non. Plus généralement, tout ce qui peut constituer un risque sanitaire pour l’être humain est à condamner. Si le capitalisme veut plus de profit en jouant avec nos vies, refusons de nous y associer. Agissons pour détruire cette logique de profit qui reste une logique de mort.


Mais la sortie du nucléaire ne pourra se faire sans une prise de conscience collective : il est nécessaire de réduire nos dépenses énergétiques.


Seule la prise en main de ces industries par les travailleurs, travailleuses et usagers permettra une sortie contrôlée et maîtrisée du nucléaire.


  Télécharger le tract


  Confédération Nationale du Travail

Syndicat de la Chimie, des Mines, des Energies et de l’Eau de Bretagne
BP 30423 35004 Rennes Cedex
chimieb@cnt-f.org www.cnt-f.org/ul.rennes/



17 mars 2011
Par LCNE25 - Publié dans : Environnement
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 10:48

 

 

Il a fallu des semaines d’atermoiements et de tergiversations pour que les gouvernements occidentaux se décident à envoyer les troupes de l’ONU pour mettre fin, disent-ils, à la boucherie de Mouammar Kadhafi contre le peuple libyen. Nous n’avons aucune confiance en ces dirigeants occidentaux qui depuis des décennies n’ont fait qu’appuyer des dictateurs qui ont préservé leurs intérêts néo-coloniaux. Toutes leurs interventions militaires n’ont eu pour but que d’accaparer les richesses économiques ou de défendre des intérêts géo-politiques. Que ce soit en Irak, ou en Afghanistan. L’argument a toujours été celui d’une guerre juste, nécessaire pour garantir la chute du tyran et la protection des civils. Or c’est une nécessité à géométrie toujours variable : combien de satrapes et de marionnettes néo-coloniales n’ont-ils pas protégés, et protègent toujours, quand leurs intérêts le demandent ? Kadhafi, dictateur sanguinaire et bourreau de son peuple, uniquement motivé par la défense des privilèges de son clan, est lui même devenu un de ces supplétifs, après avoir tenté de promouvoir, pendant des décennies, une pseudo-unité africaine qui répondait à son ambition hégémonique. Pour cela, il a dépensé sans limites, en puisant dans la manne pétrolière, de quoi acheter et soutenir tous les dictateurs et corrompus du continent africain. Par moments, ses intérêts ont pu se trouver en contradiction avec les intérêts des néo-colonialistes occidentaux, ce qui lui a permis de se forger une image d’anticolonialiste. Mais après l’échec de ses projets, il s’est vite rallié au camp de la domination impérialiste et est devenu le chien de garde de l’Occident en enfermant, entre autres, les travailleurs migrants qui désiraient venir en Europe. Et en adhérant sans réserves à la politique américano-européenne. C’est lui qui, comme Michèle Alliot-Marie et le gouvernement français, regrettait le départ de Ben Ali. Et plus tard de Moubarak. Au moins, on ne peut l’accuser de la même hypocrisie que tous les ralliés de la 25 ème heure aux révolutions populaires arabes que sont Sarkozy et Obama. Aujourd’hui il est très difficile de voir clair dans ce qui se passe en Libye, de savoir qui sont les insurgés. Mais une chose est certaine : ils participent de ce vaste mouvement populaire qui secoue le monde arabe et africain. De cette volonté de se débarrasser de ces tyrans corrompus qui vivent sur le dos du peuple. Bien entendu, les impérialistes de toujours y voient aussi une occasion d’avancer leurs pions et de tenter de s’approprier les richesses pétrolières libyennes et, aussi en Tunisie ou en Egypte, de bloquer l’élan révolutionnaire pour imposer de nouveaux dirigeants à leur solde. Derrière la soi-disant défense de la démocratie il n’y a que la soif de pillage et de contrôle des richesses et matières premières. La résolution de l’ONU et l’intervention de l’OTAN signent l’échec de la Ligue Arabe et de l’UA a intervenir pour défendre les justes revendications de liberté de la population libyenne. La révolution arabe et africaine en cours devra s’en souvenir et reconstruire des organisations qui prendront réellement en compte la défense des peuples. Le mouvement de soutien à la révolution arabe et africaine ne doit pas se laisser berner par les intentions des impérialistes. De même la population française ne doit pas se laisser manipuler par Sarkozy qui tente de se servir des souffrances du peuple libyen pour de la basse politique intérieure. La machine de propagande est de nouveau lancée dans tous les médias et on voudrait nous faire croire que la France dirigerait quoi que ce soit dans cette guerre. Alors que tout le commandement est américain et que la grande majorité des moyens militaires engagés l’est aussi. Toute cette propagande mensongère ne sert qu’à redorer l’image bien ternie de celui qui nous impose les politiques anti-sociales les plus injustes. Celui qui diffuse la haine et pousse à la montée du FN.


La CNT soutien le peuple libyen dans sa lutte pour la liberté politique, l’égalité sociale et le plein contrôle de ses ressources.

 

La CNT s’oppose a toute aventure néo-coloniale en Libye.

 

La CNT condamne aussi toute exaction commise à l’encontre des populations civiles, des étrangers et des migrants.

 

Vive la solidarité internationale des travailleurs !

 

Et à Kadhafi nous renvoyons la proposition qu’il avait faite aux dirigeants de l’OLP assiégés par l’armée sioniste à Beyrouth en 1982 : « Suicidez vous !!! »

CNT - Secrétariat international, lundi 28 mars 2011
Par LCNE25 - Publié dans : Impérialisme, colonialisme
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 01:14

En grève le 04 avril
« On lâche rien ! »

 

 

 

Contre la casse de l’école publique

 

La mobilisation (parents/enseignants) se poursuit dans les écoles, les collèges et les lycées mais l’Inspection académique et le Rectorat font la sourde oreille. Il faut donc crier plus fort !

Le 4 avril se tiendra le CTP qui décidera des fermetures de postes en primaire et dans les collèges du Doubs.
Nous appelons donc tous les personnels à se mettre en grève, à participer à l’AG, à venir faire du bruitdevant l’IA

et à se joindre à l’action « Boucan d’enfer » initiée par des lycées bisontins mercredi 6 avril.

 

 

Lundi de colère générale


10h : AG éducation, à la Maison des Syndicats

4B rue Léonard de Vinci, Besançon (Planoise)

 

12h : Pique-nique devant l’IA du Doubs
Avenue de l’Observatoire (Besançon)

 

13h30 : Rassemblement devant l’IA du Doubs
(emmener de quoi faire du bruit)

 

 

On tiendra le temps qu’il faut. Rejoignez-nous même plus tard.

 

 

 

 

« Boucan d’enfer »

 mercredi 06 avril

 

 

Les lycées bisontins mobilisés ont lancé l’idée d’une action «Boucan d’enfer». Il s’agit de faire le plus de bruit possible jusqu’au Rectorat.

Tout le monde (parents-enseignants) est appelé à se joindre à cette manifestation.

 

 

 

10h : Rassemblement / Manifestation bruyante
Place de la Révolution (Besançon)


(emmener de quoi faire du bruit)

 

 

 

 

Sud-Education Franche-Comté, Solidaires 25

Par LCNE25 - Publié dans : Luttes sociales
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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 11:38

Les élections cantonales nous ont montré une chose: que les français se sont abstenus à la majorité, c'est-à-dire à 55% environ ce qui signifie qu'ils ne croient plus à un système politique (et depuis plusieurs élections) et à ses politiciens , tous autant racistes les uns que les autres et corrompus amnistiés par la justice.

 

Le pouvoir ne cesse de stigmatiser les musulmans et à développer ces idées islamophobes. Les médias aux ordres du pouvoir relatent en boucle la soi-disant insécurité dans les quartiers, cherchant à y voir des règlements de compte entre bandes pour le trafic de drogue.

 

Il n'en est rien! L'insécurité pour les habitants des quartiers, c'est la misère sociale et la police qui opprime la population et commet toutes sortes de violences et bavures à coups de tasers et de flash-balls!  Ces porcs infligent la mort (ou un handicap à vie pour la victime) sans risquer la moindre condamnation pénale (ou si peu!)  L'affaire des jeunes des "408" à Besançon nous a montré l'illustration de cette justice bidon, prenant la défense des poulets menteurs

(comme toujours!) alors même qu'une directrice d'école venue témoignée devant le trribunal, ayant assistée à la scène, était catégorique concernant sa déposition: l'agression était policière (le flic frappe le jeune en premier, perquisition du local associatif du quartier à renforts de brutes épaisses ( CRS et BAC entre autre).

 

Concernant l'intervention militaire française en Libye, majorité comme PS la justifient pour soi-disant mettre fin au bain de sang de Khadafi et soutenir les insurgés. Quelle blague !  

En vérité il s'agit d'argent et de pétrole: soutenir l'insurrection libyenne pour reprendre la main sur le pétrole. On se souvient  de la décision de Khadafi, suite aux déclarations des pays occidentaux hostiles à son encontre, qui mettait fin au commerce pétrolier avec l'Europe et les Etats-Unis, en l'occurence la France.

Le PS se réjouit de cette opération militaire: pour lui, elle constitue un "redressement de la France"  sur le plan diplomatique. Arrêtez de nous prendre pour des veaux !

Quand on regarde dans l'Histoire, un Etat qui défend une insurrection populaire d'un peuple n'a jamais existé (imaginons cette insurrection populaire massive en France, l'Etat ferait appel directement à l'armée!) et des intérêts économiques se cachent à chaque fois derrière.

 

Participer à ce cirque électorale, c'est cautionner cet Etat militariste et néo-coloniale qui intervient en Libye !

 

Voter, c'est justifier les politiques sécuritaire, de droite comme de gauche, répressive et d'incarcération massive !

 

Alors, continuons à déserter les urnes et  à occuper la rue !

Par wcp - Publié dans : Autonomie
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